Cette fois ci, j'y suis peut-être allé trop fort.
Mon doigt saigne and it hurts. Oh oui, ça je vous le dit, ça me fait très mal.
J'ai toujours rongé mes ongles, tous d'égale façon. Pas plus l'un que l'autre. Sauf peut-être un. Un dans la bande de droite.
Je haïs ce doigt. Mon index en plus, le doigt le plus apparent chez une droitière.
Je vous parle d'un mauvais karma.
L'année de mes sept ans, je me le suis brisé. Ou plutôt mon frère à la con me l'a brisé. Il m'a lancé le ballon de basket droit dessus et du coup, ma jointure a ressoudée un peu penchée vers le majeur.
Deux années plus tard, un dimanche matin où ma mère écoutait la lutte WWF dans le salon et que mon paternel s'affairait à couper les patates, je me risquai d'en piquer un morceau.
Dieu ait pitié, mon père me trancha obliquement le bout du dit doigt.
Il y avait du sang partout dans le ragoût, mon père a pleuré d'avoir charcuté sa digne progéniture.
On me fit 11 points de suture sur mon minuscule doigt de fillette de 9 ans.
Évidemment, l'accident a affecté la pousse de l'ongle en question et il croît maintenant, très lentement et en forme de triangle strié.
C'est très féminin.
Donc, je n'étais manifestement pas prédisposée à aimer mon doigt.
Et comme il semblerait que je n'aime pas particulièrement mes doigts en général puisque je les gruge tous jusqu'au sang, mon index droit mange sa volée.
D'ailleurs, il n'en reste pas grand chose.
C'est peut-être que je suis nerveuse, mais ça fait mal en criss.
Fec ce fût un réel plaisir, à prochaine chicane.