vendredi 30 mai 2008

?

Qu'est ce qu'on fait d'un blog maintenu artificiellement en vie? J'ai l'inspiration comateuse, j'aime pas ce que j'écris. Ce que je voudrais dire a été kidnappé par mon cerveau abruti. J'ai le syndrome de l'adresse blanche parce que je noirci encore mes pages. Je me promène sur vos pavés virtuels, je croise vos chemins mais je ne trouve pas ma voie. Je suis pas game de supprimer mon compte blogger mais en même temps, je vois pas pourquoi je persisterais.
J’ai besoin de m’asseoir avec moi-même.
J’ai besoin d’avoir la tête froide.
Je reviendrai certainement, mais je ne sais pas quand.
Only God knows.

Peace out.

mercredi 14 mai 2008

il fait beau, les enfants

Sortez, allez manger une glace italienne, jouez à saute-mouton sur une haie de pénis, profitez-en.


mardi 13 mai 2008

pas capable de pas

Tu mourais d'envie de m'embrasser.
Il était là, dans le bar, avec nous, mais j'avais bu et je ne m'en souvenais pas.
J'étais pantoise des papouilles sur ma cuisse, sous ma jupe, je me croyais au Royaume de Dieu. L'opacité de la nuit t'aveuglait, les bières que tu buvais embrouillaient ta vision. Tu étais l'adversaire le moins vigilant du champ de bataille, tu étais convaincu d'aller dans la bonne direction.
L'astronef que tu dirigeais maladroitement dans ton état d'ivresse heurtait ma ferraille.

Et je me disais que mes assurances ne couvriraient pas les dégâts.

jeudi 8 mai 2008

kill this finger, chère

Cette fois ci, j'y suis peut-être allé trop fort.
Mon doigt saigne and it hurts. Oh oui, ça je vous le dit, ça me fait très mal.
J'ai toujours rongé mes ongles, tous d'égale façon. Pas plus l'un que l'autre. Sauf peut-être un. Un dans la bande de droite.
Je haïs ce doigt. Mon index en plus, le doigt le plus apparent chez une droitière.
Je vous parle d'un mauvais karma.

L'année de mes sept ans, je me le suis brisé. Ou plutôt mon frère à la con me l'a brisé. Il m'a lancé le ballon de basket droit dessus et du coup, ma jointure a ressoudée un peu penchée vers le majeur.
Deux années plus tard, un dimanche matin où ma mère écoutait la lutte WWF dans le salon et que mon paternel s'affairait à couper les patates, je me risquai d'en piquer un morceau.
Dieu ait pitié, mon père me trancha obliquement le bout du dit doigt.
Il y avait du sang partout dans le ragoût, mon père a pleuré d'avoir charcuté sa digne progéniture.
On me fit 11 points de suture sur mon minuscule doigt de fillette de 9 ans.
Évidemment, l'accident a affecté la pousse de l'ongle en question et il croît maintenant, très lentement et en forme de triangle strié.
C'est très féminin.

Donc, je n'étais manifestement pas prédisposée à aimer mon doigt.
Et comme il semblerait que je n'aime pas particulièrement mes doigts en général puisque je les gruge tous jusqu'au sang, mon index droit mange sa volée.
D'ailleurs, il n'en reste pas grand chose.
C'est peut-être que je suis nerveuse, mais ça fait mal en criss.

Fec ce fût un réel plaisir, à prochaine chicane.