mercredi 27 février 2008

i'm blogging this

C'est plutôt rare que je blog-minute. Le blog-minute, c'est quand tu vis quelque chose et tu le blogues dans la minute suivante.

Je fais bouillir pour mon chien bleu, des os que j'achète chez le boucher.
Il me met ça dans un sac de plastique et moi je mets ça dans le congélateur.
Quelques fois, il m'arrive d'être gentille, de piger dans le sac de morceaux d'animaux morts, d'en faire bouillir un et de le lancer à ma bête.
Cette fois-ci, ça a été pareil.
Sauf que quand j'ai sorti le membre de l'eau en ébulition, c'était un immense orteil.

C'était ça:

Je sais pas si vous voyez bien.¸
Ce doit être un morceau de patte de cochon.
Mais ca ressemble et ça a la texture d'un très gros orteil mort et bouilli.

Mon chien en raffole.

mardi 26 février 2008

MISSING



Ma meilleure amie cherche sa cousine, MARILYN BERGERON, jeune femme de 24 ans manquant à l'appel depuis dimanche le 17 février dernier.
Je mets sa photo et les liens ici.
retrouver marilyn
le myspace pour marilyn




Plus sa photo est diffusée, plus il y a de chances qu'on la reconnaisse quelque part.

LOVE

lundi 25 février 2008

thébaïde

Dans mes rêves, la neige fondait aujourd'hui, j'avais le coeur léger, je promenais mon chien qui me suivait au pas et j'étrennais un trench très beau qui m'allait à merveille.
La réalité fût autrement.

Et oui, j'avais le vague à l'âme, le soleil réchauffait la neige sur les trottoirs et la slush mouillait mes bottes, blanchies par le calcium, mangées par l'hiver. J'avais foutrement froid aux pieds et le mal me montait dans les jambes, plein cap sur mon urètre. Fin févier, damné temps pour choper une infection urinaire.
Comme chaque année, j'achèterai du jus de canneberges et me frictionnerai le bas ventre au Maria Treben. Je disais, donc, qu'aujourd'hui n'était pas un jour facile et que mon gros chien bleu m'arrachait littéralement le bras à force de vouloir nager dans les bancs de neige hauts comme les maisons. Les mêmes chansons jouaient trop fort dans mes oreilles, je regardait mes 75 livres de muscles se démener dans la neige comme si sa vie en dépendait et je songeais à quel point j'aime ce cabot. Oui, bon, mon chien être peut-être indiscipliné (à peine), mais je l'aime plus que beaucoup d'autres êtres humains qui existent sur la Terre. Et là, j'ai eu une révélation assez déterminante pour ma quête de la découverte de moi-même. J'aime pas le monde. Le monde comme dans les gens. Je suis sauvage.
C'est sur cette lancée que je décide d'aller voir un film à 4 heures de l'après-midi, toute seule, un lundi où il fait beau.
Dans la salle presque vide, je suis assise le plus loin possible d'un couple de jeunes adolescents, j'ai les yeux rivés sur l'écran et j'oublie de boire ma liqueur à 5 piastres.
C'est moi, la fille à l'écran. C'est moi comme j'ai toujours voulu le cacher. C'est moi, en pire probablement, mais c'est moi quand même et je me vois, là, devant mes yeux et ceux des teenagers présents, à brailler la solitude, à me détruire pour oublier combien c'est vide, la solitude. Je pleure tellement dans mon siège, on croirait entendre un porc agonisant.
Puis le générique, je reste là à fixer devant moi. Mais c'est quoi ce bordel? Ce matin même je haïssais les gens et maintenant, me voilà à chialer sur mon abandon.
Sur le chemin du retour, j'arrête à la bibliothèque, sans savoir pourquoi.
Je monte les escaliers et le bruit de la fontaine monte en moi comme la main d'un ami qui t'aide à pleurer sur son épaule.
Je marche lourdement dans les allées et je caresse du bout des doigts les livres qui reposent sur les tablettes. Je me sens bien, mais l'eau ruisselle sur mon visage et je sanglote comme une fillette, incapable de m'arrêter.
Je suis restée là un bon moment, je me suis installée par terre et j'ai bouquiné un peu, mais j'ai rien lu.
En rentrant, plus tard, j'ai retrouvé mon bon vieux chien bleu, endormi sur le divan.
J'ai laissé tomber mon imper troué sur le sol, je me suis blottie contre son flanc chaud et je lui ai dit qu'au fond, peut-être que c'est vrai que je déteste les gens.
«Mais je ne suis pas vraiment seule, il y a toi.»

mercredi 20 février 2008

femme fatale


lastnightparty.com

Les femmes sont violence. Elles sont grands tourments et remarquables rafales.
Les femmes sont laides, hystériques avouées, bafouées. Leur agitation dérange, engendre le mépris. Les femmes sont furie et fiévreuses, coriaces irritées.
Infectées, leurs plaies saignent et démangent leurs chairs. Écorchées vives.
Elles râpent de leurs faux ongles, les meurtrissures non soignées.
Les femmes portent en elles un fléau à demi caché, une hargne enfouie sous des soies légères et de douceâtres jus de fruits.

Méfiez-vous des femmes, aussi maniérées soient-elles.

mardi 12 février 2008

mythomanie

Imitosis, Andrew Bird



Énigmatiquement, ton absence me rassure.
Je suis imposteure de notre quotidien.
Je feins la complaisance.
Ne le découvre pas, je t'en prie.
Je serai seule.

lundi 11 février 2008

Sigur ros et Miron



«je n'ai plus de visage pour l'amour
je n'ai plus de visage pour rien de rien
parfois je m'assois par pitié de moi
j'ouvre mes bras à la croix des sommeils
mon corps est un dernier réseau de tics amoureux
avec à mes doigts les ficelles des souvenirs perdus
je n'attends pas à demain je t'attends
je n'attends pas la fin du monde je t'attends
dégagé de la fausse auréole de ma vie»

Gaston Miron, extrait de La marche à l'amour

samedi 9 février 2008

les handicapés

Pendant que je ne blogue pas, je fais autre chose.
Genre aller au dépanneur.

Hier, j'entre dans la dite bâtisse.
M'adresse au commis qui m'est familier : « Me semble que ça pu ici, non? »
Commis : «Ha ouin, tu trouves. »
Moi: « Bah, oui. Viens ici, ça sent la vieille pisse.»
Commis: « Ark, ouais. »
Moi: « C'est complètement dégoûtant. »

Je lève les épaules et me dirige vers le stand à journaux, attrape un exemplaire et me rend en quatrième vitesse vers le comptoir. L'odeur me pogne à la gorge.
J'en suis à étaler le contenu de mon sac pour trouver mon porte-feuille lorsqu'on me cogne de quelques coups d'index sur l'omoplate.
Je me retourne et découvre une jeune femme qui a vraisemblablement besoin d'un mouchoir.

« Heille ma criss de vache, c'est tu de ma faute si j'suis malade pis que j'pisse pis que j'chie dans mes culottes? J'suis déjà assez mal dans vie de même, j'ai pas besoin d'entendre tes commentaires de marde. »

La jeune femme se retourne en tentant tant bien que mal de s'agripper à ses béquilles sur le terazzo slusheux. Je la regarde, stupéfaite. Juste avant qu'elle ne sorte, je prend mon courage à deux mains et lui crie : « Ben là, je l'savais tu que t'étais handicapée. »

Elle ne se retourna pas et le commis me jetta un regard accusateur.

Non mais, C'EST QUOI ÇA.

mercredi 6 février 2008

Tag BBQ

HA, mes amis, ce que je m'ennuie.
Mais aujour'hui, la chance me sourit puisque celle qui était anciennement connue sous le nom de l'insomniaque m'a prise en considération et que cette morne journée a prit un sens nouveau. JE SUIS TAGUÉE.

Mais quelques réglements s'imposent:

* Mettre le lien de la personne qui vous tag;
* Mettre les règlements sur votre blogue;
* Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même;
* Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens;
* Aller avertir directement sur leurs blogues les personnes taguées.


Alors, voilà.

1. J'ai secrètement envie de faire mal aux enfants âgés entre 3 et 7 ans. Non pas que je les déteste, non... En fait, je sais pas pourquoi, mais je les pincerais au sang en mettant ma main bien appuyée contre leurs bouches pour étouffer leurs cris stridents. Veuillez noter que jusqu'ici, cette envie n'est restée que pur fantasme.

2. Il y a quelques mois, j'ai cessé de fréquenter régulièrement mes amis de longue date, c'est-à-dire que je connais depuis ma plus tendre enfance. Bien que ceux-ci croient que je brille par mon absence pour causes louables inventées à la hâte lorsqu'ils me rejoignent enfin, j'ai plutôt délaissé mon hillarante clique parce que je suis amoureuse de l'un d'entre eux et que je sais que lui, non.

3. J'ai récemment eu ma première relation sexuelle impliquant mon anus et ça a été TELLEMENT douloureux que j'en ai braillé, mais il a quand même continué sa rafale de violents coups. J'ai finallement joui comme jamais je ne l'avais fait auparavant.

4. Je n'ai jamais rencontré une fille qui avait autant de poils sur les bras que moi. Heureusement, je me fais épiler les avant-bras aux 2 mois et PERSONNE ne le sait.

5. Je ne me protège que très rarement lors de mes ébats sexuels et ce, depuis près de 10 ans. Étrangement, je n'ai jamais été enceinte. À ce qu'on dit, le 'retrait préventif' n'est pas très sûr, mais ça a toujours fonctionné pour moi. Je soupçonne donc mon système reproductif interne de stérilité.

6. Je bois du vin cheap parce que je suis pauvre et que je suis trop lâche pour me rendre à la SAQ. Je m'en porte très bien, mais je décolle toujours le price tag avant de me rendre où que ce soit.

Et maintenant, je tag :
Malice, même si elle l'a déjà été
Meth
Papa me fourre, auquel je suis complètement accro et qui fera sans doute une jolie note croustillante
Moonlady
Lachapelle
et
DOPARANO


et voilà, le travail.