vendredi 30 novembre 2007
C'est dit...
« Diiiiiis donc Coeur, tu n'utiliserais pas un peu trop les matins et le café dans tes textes? »
jeudi 29 novembre 2007
fashion shit.
J'ai à l'avouer. N'y voyez aucune prétention de ma part, je vous en prie.
J'ai une obsession pire que toutes les autres que j'ai.
Je suis addict à la mode.
Pas une addict blonde platine qui over-use le mascara et qui suit les tendances à la lettre. Non. Simplement folle à lier de guenilles, de magazines et de sites de mode de rue, de détails, d'accessoires, de souliers, de bottes, de sacs, de matières et même de collants et de cheveux.
Je dépense mes prêts étudiant sans compter en aubaines et en magazines.
Je suis débile de tout ce fashion world depuis que je suis toute petite.
J'ai appris à m'habiller avant d'arrêter de pisser au lit, à coudre avant de savoir écrire. Enfant, ma plus belle berceuse était le son de la machine à coudre de ma mère.
Je me souviens de m'être réveiller un matin et de dire à maman : «Dans mon rêve, j'ai compris comment assembler les pièces d'un pantalon.»
Ce jour là, j'ai créé mon premier morceau. Pas parfait, évidemment. J'avais entre les mains une partie de ma vie. Ce avec quoi j'allais gagner ma vie.
À 18 ans, j'ai pris la décision de m'inscrire dans une école de mode.
J'ai touché au jet-set au cours d'un voyage, j'ai embrassé Angelo Cadet sur les joues, rencontré des gens hype à Las Vegas. Tout cela m'a déçue au plus haut point, même jusqu'à remettre en question ma carrière. Je n'avais qu'une idée en tête: retourner à l'atelier. Je me délectais de conversations avec les professionnels derrière tout ça, j'adorais ceux qui étaient en coulisses et qui travaillaient acharnement à la mise au point des collections, des défilés, des magazines.
Sur le vol du retour, j'ai compris que j'étais beaucoup trop low-profile pour le glamour et que ce serait me trahir que d'aller à l'encontre de moi-même. À ce moment, j'ai aussi compris qu'on ne verrait jamais mon visage et que je serais heureuse ainsi.
J'ai commencé à m'intéresser à l'underground. Ce qui ce passe dans les rues est à mon avis, beaucoup plus riche que ce que l'on voit sur les passerelles.
Bon, d'accord, dans la ville où je vis, la plupart des gens se contrefoutent de leur apparence. Mais il y a des exceptions et surtout, d'autres villes.
Je n'aime pas non plus le hype de l'underground comme dans le Vice Magazine. La prétention qui s'y rattache me pu au nez.
Moi, j'aime juste la mode, les vêtements, les styles, les gens.
Je ne suis pas de celles qui ne complimentent jamais de peur de ne pas être la plus belle. Je déteste ce comportement typiquement féminin qui assaille la plupart des filles que je rencontre.
J'aime ceux qui ne considèrent pas leur garde-robe comme un objet essentiel d'expression personnelle. Lorsque les vêtements ne servent pas seulement de protection contre la pluie, le froid, le vent... Lorsque ce que l'on porte ne traduit pas simplement qui nous sommes physiquement : grande, petite, grosse, mince, homme ou femme.
J'aime plutôt ceux qui portent le prolongement de leur mentalité. Ceux qui n'ont pas froid d'être qui ils sont vraiment.
J'ai une obsession pire que toutes les autres que j'ai.
Je suis addict à la mode.
Pas une addict blonde platine qui over-use le mascara et qui suit les tendances à la lettre. Non. Simplement folle à lier de guenilles, de magazines et de sites de mode de rue, de détails, d'accessoires, de souliers, de bottes, de sacs, de matières et même de collants et de cheveux.
Je dépense mes prêts étudiant sans compter en aubaines et en magazines.
Je suis débile de tout ce fashion world depuis que je suis toute petite.
J'ai appris à m'habiller avant d'arrêter de pisser au lit, à coudre avant de savoir écrire. Enfant, ma plus belle berceuse était le son de la machine à coudre de ma mère.
Je me souviens de m'être réveiller un matin et de dire à maman : «Dans mon rêve, j'ai compris comment assembler les pièces d'un pantalon.»
Ce jour là, j'ai créé mon premier morceau. Pas parfait, évidemment. J'avais entre les mains une partie de ma vie. Ce avec quoi j'allais gagner ma vie.
À 18 ans, j'ai pris la décision de m'inscrire dans une école de mode.
J'ai touché au jet-set au cours d'un voyage, j'ai embrassé Angelo Cadet sur les joues, rencontré des gens hype à Las Vegas. Tout cela m'a déçue au plus haut point, même jusqu'à remettre en question ma carrière. Je n'avais qu'une idée en tête: retourner à l'atelier. Je me délectais de conversations avec les professionnels derrière tout ça, j'adorais ceux qui étaient en coulisses et qui travaillaient acharnement à la mise au point des collections, des défilés, des magazines.
Sur le vol du retour, j'ai compris que j'étais beaucoup trop low-profile pour le glamour et que ce serait me trahir que d'aller à l'encontre de moi-même. À ce moment, j'ai aussi compris qu'on ne verrait jamais mon visage et que je serais heureuse ainsi.
J'ai commencé à m'intéresser à l'underground. Ce qui ce passe dans les rues est à mon avis, beaucoup plus riche que ce que l'on voit sur les passerelles.
Bon, d'accord, dans la ville où je vis, la plupart des gens se contrefoutent de leur apparence. Mais il y a des exceptions et surtout, d'autres villes.
Je n'aime pas non plus le hype de l'underground comme dans le Vice Magazine. La prétention qui s'y rattache me pu au nez.
Moi, j'aime juste la mode, les vêtements, les styles, les gens.
Je ne suis pas de celles qui ne complimentent jamais de peur de ne pas être la plus belle. Je déteste ce comportement typiquement féminin qui assaille la plupart des filles que je rencontre.
J'aime ceux qui ne considèrent pas leur garde-robe comme un objet essentiel d'expression personnelle. Lorsque les vêtements ne servent pas seulement de protection contre la pluie, le froid, le vent... Lorsque ce que l'on porte ne traduit pas simplement qui nous sommes physiquement : grande, petite, grosse, mince, homme ou femme.
J'aime plutôt ceux qui portent le prolongement de leur mentalité. Ceux qui n'ont pas froid d'être qui ils sont vraiment.
mardi 27 novembre 2007
L'escalier
Paul Piché et une partie de L'escalier
***
Juste avant d'fermer la porte
J'me d'mandais c'que j'oubliais
J'ai touché à toutes mes poches
Pour comprendre que c'qui m'manquait
C'était ni ma guitare
Ni un quelconque médicament
Pour soulager quelque souffrance
Ou pour faire passer le temps
Pis tout au long de l'escalier
Que j'ai descendu lentement
Parce que sans raison j'aurais r'monté
Parce que sans raison j'allais devant
J'étais tout à l'envers
Parce que c'qui m'manquait
C't'ait par en-dedans
J'me sentais seul comme une rivière
Abandonnée par des enfants
Et pis le temps prenait son temps
Prenait le mien sur son chemin
Sans s'arrêter, sans m'oublier
Sans oublier de m'essouffler
Y'a pas longtemps j'étais petit
Me voilà jeune et plutôt grand
Assez pour voir que l'on vieillit
Même en amour, même au printemps
Alors voilà je me décris
Dans une drôle de position
Les yeux pochés et le bedon
La bière sera pas la solution
J'aimerais plutôt que cette chanson
Puisque c'est de ma vie qu'il est question
Finisse un soir dans ma maison
Sur un bel air d'accordéon
****
Mais ce couplet, vers la fin....
Ben oui, c'est vous qui auriez pleuré
Avec c'que j'aurais composé
C'est une manière de s'faire aimer
Quand ceux qu'on aime veulent pas marcher
J'les ai boudés, y ont pas mordu
J'les ai quittés, y ont pas bougé
J'me sus fait peur, j'me sus tordu
Quand j'ai compris ben chu r'venu
**
J'ai découvert cette chanson je devais avoir 15 ans.
Et elle me touche toujours autant...
***
Juste avant d'fermer la porte
J'me d'mandais c'que j'oubliais
J'ai touché à toutes mes poches
Pour comprendre que c'qui m'manquait
C'était ni ma guitare
Ni un quelconque médicament
Pour soulager quelque souffrance
Ou pour faire passer le temps
Pis tout au long de l'escalier
Que j'ai descendu lentement
Parce que sans raison j'aurais r'monté
Parce que sans raison j'allais devant
J'étais tout à l'envers
Parce que c'qui m'manquait
C't'ait par en-dedans
J'me sentais seul comme une rivière
Abandonnée par des enfants
Et pis le temps prenait son temps
Prenait le mien sur son chemin
Sans s'arrêter, sans m'oublier
Sans oublier de m'essouffler
Y'a pas longtemps j'étais petit
Me voilà jeune et plutôt grand
Assez pour voir que l'on vieillit
Même en amour, même au printemps
Alors voilà je me décris
Dans une drôle de position
Les yeux pochés et le bedon
La bière sera pas la solution
J'aimerais plutôt que cette chanson
Puisque c'est de ma vie qu'il est question
Finisse un soir dans ma maison
Sur un bel air d'accordéon
****
Mais ce couplet, vers la fin....
Ben oui, c'est vous qui auriez pleuré
Avec c'que j'aurais composé
C'est une manière de s'faire aimer
Quand ceux qu'on aime veulent pas marcher
J'les ai boudés, y ont pas mordu
J'les ai quittés, y ont pas bougé
J'me sus fait peur, j'me sus tordu
Quand j'ai compris ben chu r'venu
**
J'ai découvert cette chanson je devais avoir 15 ans.
Et elle me touche toujours autant...
de moins en moins.
Dans ma bouche, un goût de sucre.
Jusqu'à ce que la boucane l'emplisse. Alors, un étrange goût de goudron prend ma langue, mes joues, mon palais en otage, jusqu'à parcourir mes veines. L'effet suit son cours, mon corps se contracte, mon coeur bat à vive allure, ma tête n'a pas de break à prendre, mes mains s'agitent. La cigarette me tient fidèlement compagnie, n'empreint d'elle, me pénètre lourdement de ses milligrammes d'émissions toxiques.
Le matin, dès la première angoisse, je l'allume nerveusement, la regarde brûler entre mes doigts.
Une cigarette, c'est environ 5 minutes dans ma vie. Faut dire que je fume des King Size.
****
Hier, alors que mon paquet était vide, les monstres qui vivent dans mon garde-robe sont venus me parler. Je ne saurais dire ce qu'ils chuchotaient, j'étais trop effrayée.
J'ai avalé l'un de ces jolis capelets orangés et me suis endormie contre l'homme qui se trouvait dans mon lit. Toujours le même depuis des mois.
Celui-là dont je suis tombée follement amoureuse le 1er février dernier et qui partage ma vie depuis cette date.
***
Une histoire pathétique, je crois. Comme bien d'autres vivent, puis laissent tomber lorsque les choses se compliquent et que l'amour se rend de moins en moins à l'évidence. Lorsque la passion s'affaiblit et que les bras de l'autre te serrent de moins en mois fort. Ses yeux se posent de moins en moins sur toi, il ne te trouve plus belle. Ça te fait mal, tu en pleures la nuit, car toi non plus, tu ne te trouves pas belle. Mais ce qui te blesse le plus, ce sont ses oreilles. Ses oreilles qui n'entendent plus ce que tu racontes, même si ça vient de ton coeur. Il ne distingue plus tes tripes du quotidien. Tes paroles le contournent, ne l'atteignent plus. Se cognent contre la fenêtre, retombent au sol, se cassent. Tu le lèves, balaies le gâchis en te répétant que tu ne sais plus parler. Et quand tu parles, la Terre entière s'en fout, même tes amis, même lui.
**
Maladroitement, tu le lui a dit. Que ta solitude vient de l'intérieur.
Que tu as encore besoin de ses mains, de ses yeux, de sa bouche, de ses oreilles. Plus que jamais.
Comme il ne semble pas entendre, tu le cries.
*
Il relève les yeux, te trouve complètement dingue.
Te balance d'aller consulter.
Puis, il poursuit son chemin. Il ne t'agrippe pas la main.
Des larmes coulent sur tes joues.
Comment est-ce que l'on peut pleurer à l'infini?
Jusqu'à ce que la boucane l'emplisse. Alors, un étrange goût de goudron prend ma langue, mes joues, mon palais en otage, jusqu'à parcourir mes veines. L'effet suit son cours, mon corps se contracte, mon coeur bat à vive allure, ma tête n'a pas de break à prendre, mes mains s'agitent. La cigarette me tient fidèlement compagnie, n'empreint d'elle, me pénètre lourdement de ses milligrammes d'émissions toxiques.
Le matin, dès la première angoisse, je l'allume nerveusement, la regarde brûler entre mes doigts.
Une cigarette, c'est environ 5 minutes dans ma vie. Faut dire que je fume des King Size.
****
Hier, alors que mon paquet était vide, les monstres qui vivent dans mon garde-robe sont venus me parler. Je ne saurais dire ce qu'ils chuchotaient, j'étais trop effrayée.
J'ai avalé l'un de ces jolis capelets orangés et me suis endormie contre l'homme qui se trouvait dans mon lit. Toujours le même depuis des mois.
Celui-là dont je suis tombée follement amoureuse le 1er février dernier et qui partage ma vie depuis cette date.
***
Une histoire pathétique, je crois. Comme bien d'autres vivent, puis laissent tomber lorsque les choses se compliquent et que l'amour se rend de moins en moins à l'évidence. Lorsque la passion s'affaiblit et que les bras de l'autre te serrent de moins en mois fort. Ses yeux se posent de moins en moins sur toi, il ne te trouve plus belle. Ça te fait mal, tu en pleures la nuit, car toi non plus, tu ne te trouves pas belle. Mais ce qui te blesse le plus, ce sont ses oreilles. Ses oreilles qui n'entendent plus ce que tu racontes, même si ça vient de ton coeur. Il ne distingue plus tes tripes du quotidien. Tes paroles le contournent, ne l'atteignent plus. Se cognent contre la fenêtre, retombent au sol, se cassent. Tu le lèves, balaies le gâchis en te répétant que tu ne sais plus parler. Et quand tu parles, la Terre entière s'en fout, même tes amis, même lui.
**
Maladroitement, tu le lui a dit. Que ta solitude vient de l'intérieur.
Que tu as encore besoin de ses mains, de ses yeux, de sa bouche, de ses oreilles. Plus que jamais.
Comme il ne semble pas entendre, tu le cries.
*
Il relève les yeux, te trouve complètement dingue.
Te balance d'aller consulter.
Puis, il poursuit son chemin. Il ne t'agrippe pas la main.
Des larmes coulent sur tes joues.
Comment est-ce que l'on peut pleurer à l'infini?
dimanche 25 novembre 2007
Des toasts le matin.

Ce matin en ouvrant les yeux, j'ai constaté que Chien dormait la tête dans mon cou. Ça m'a fait sourire, d'autant plus que Chum commençait un nouvel emploi. J'avais donc l'appart pour moi toute seule, je peux faire mon café fort comme je le veux, écouter la musique que je veux et je peux même m'en griller une sans me faire crier dessus. Bref, je peux aller à mon rythme. Et j'adore ça.
Évidemment, je pourrais en profiter pour faire la vaisselle ou faire le ménage de mon linge qui parsème le plancher de la chambre depuis des mois. Mais noooooon. Je préfère plonger dans mes pensées, mettre mes pantoufles et un gros coton ouaté. (Non mais, c'est qui le génie qui a inventé le coton ouaté que je le frenche)
Me passer de l'eau dans le visage serait beaucoup trop brutal, ce matin. Je pense très fort à une amie qui habite loin, c'est son anniversaire aujourd'hui. À cette pensée je deviens un peu morose, la vie m'a quelque fois séparé des gens qui me sont chers.
Mais bon, comme je trouve tout cute, ce matin, je ne me laisse pas abbatre par la nostalgie qui me prend souvent par surprise comme un mal de coeur au bord des lèvres. Par la fenêtre, le temps est grisouille et ça me va tout à fait. Pas sombre de tout, mais gris pâle. Le ciel est presque blanc. Y doit faire froid, je monte le chauffage.
Si j'avais un peu de guts, je m'habillerais et j'irais promener Chien au bord de la rivière. Mais il est de ce matin comme il en est des autres où je fais du sur-place et que la moindre activité me semble lourde. Pourtant, bouger un peu ne me ferais pas de mal. Même que Ventre Flasque m'en remercirait probablement. Bah, je l'emmerde et me rend tranquillement à la cuisine. Me prépapre des toasts beurre de peanut-bananes.
C'est que j'ai faim, moi.
Libellés :
les matins frettes à Québec
samedi 24 novembre 2007
pro-cras-ti-na-tion

Je fais des galettes tellement grano que je les aime pas.
J'écoute un épisode de 6 feet under.
J'essaie ma belle robe que j'ai acheté hier. (pouvais pas m'en passer)
J'ai les cheveux sales.
Je regarde mon chien dormir.
Je prend des photos d'un emballage orange fluo.
Je pars au Jean Coutu m'acheter du parfum et des trucs pour le bain.
Bref, j'ai 5 modules à faire, 2 textes à écrire et 200 pages à lire.
(wooow)
Je crois que c'est de ça de la pro-cras-ti-na-tion.
jeudi 22 novembre 2007
butchhhh

En installant des lumières de Noël autour de ma fenêtre de salon, j'ai coupé un fil de mon store de bambou. Résultat: la mort imminente de mon store.
Si j'étais dotée d'une quelconque patience, peut-être que je tenterais de réanimer le store en question. Mais comme je n'en ai aucune, c'est foutu. J'ai enroulé les deux nouvelles parties du fil autour des morceaux de bambou, puis jai fait 15 noeuds bennn serrés.
Ça l'air de tenir.
*
Oui, je suis à butch.
0% perfectionniste.
Comme pour mon store qui va rester de même pour une période indéterminée, j'étudie à butch, je fais mes travaux scolaires à butch, me peigne à butch, m'habille à butch, cuisine à butch, écris à butch, élève un chiot à butch, baise à butch... même pour l'amour, je fais aussi dans le butchage.
Bref, je m'applique pas à grand chose, ce qui ne veut pas nécessairement que je rate tout, même que pour une fille à butch, je m'en sors assez bien.
J'ai jamais braillé de ma vie à cause que j'avais 62% en math. Je me disais tout bonnement, que 62% pour un cours pour lequel j'ai donné 4 heures dans ma session, c'était pas mal. Ok, je sais pas grand chose sur les maths maintenant, mais who cares. Je travaille habituellement où la caisse enregistreuse fait tout le travail.
Et pis, tout le temps libre qu'occassionne le butchage, j'aime bien.
Je suis l'une des rares étudiantes universitaire qui réussi à lire au moins 20 livres par session, totalement hors de mon champ d'études.
Greattttt.
J'hais m'obstiner avec quelqu'un. Je laisse toujours la personne gagner l'obstinage, même si je sais pertinemment que j'ai raison. Pourquoi? Parce que je m'en fou que quelqu'un pense que je suis dans l'erreur et/ou veulle à tout prix avoir raison. Tu veux t'obstiner sur n'importe quel sujet plate? Viens le faire avec moi, ca sera pas long pis en plus, tu vas gagner.
Je n'ai jamais répondu «mon perfectionnisme» à la question vraiment originale que pose tous les employeurs en entrevue c'est-à-dire : « Quel est ton pire défaut».
J'ai jamais répondu ça parce que moi, si je passais des entrevues, j'engagerais jamais quelqu'un d'aussi gossant.
Moi, je réponds toujours : «Bah, j'suis menteuse, et un peu voleuse.»
mardi 20 novembre 2007
canard

Mon blogue, je l'ai pris pour mon journal dès la première seconde. Me disant bêtement qu'ici, je réussirais peut-être à taper mes pires états d'âme, ceux que je ne réussi ni à dire, ni à écrire sur un papier.
Ehh ben non. Fuck, encore un doigt dans l'oeil.
M'intéressant passionnément à la chose, j'ai lu et relu toutes sortes de blogs. Des poches, des tristes, des drôles, des fouttrement bons.
M'ammène à me questionner sur ma tangente.
Est-ce que je veux être une blogeuse deep déprimée? Non, pas plus que je veux l'être dans mon salon.
*
Fait que let's go. Mon blog va me servir à m'exprimer. (point)
Comme ya des choses qui restent prises en dedans, comme si la girouette à parole que je suis s'était cassé sous des vents trop forts, je vais tout simplement m'aider moi-même à les expulser. En jeune femme équilibrée qui contrôle ses émotions et ses relations. Qui pète pas sa coche à chaque fois que quelque chose lui échappe.
La tâche n'est pas mince.
*
Depuis environ 12 ans, j'ai la chance de me faire dire à qui mieu mieu que mes réactions sont éxagérées et que je ne devrais pas réagir de la sorte.
Je vous l'accorde, chers proches. Je suis loin d'être facile à vivre.
Je vous le confie, aussi. C'est pas par faute de ne pas le savoir, de ne pas avoir tenter par divers moyens de réétablir l'équilibre.
En passant par le yoga, la méditation, les techniques de respiration, les lectures sur le contrôle de la colère et dle cheminement personnel, la consultation de plusieurs professionnels de la santé mentale et physique, les conseils de parents, amis et purs inconnus... Le pire, c'est que j'en oublie probablement. Et je n'ai que 23 ans.
Il y a des chances que j'aie changé. Mais bon, comme c'est facile de voir que je n'ai pas tout à fait réussi à établir ne serait-ce qu'un soupcon d'équilibre émotionnel dans ma vie, il me reste du pain sur la planche.
Ettttttttt merde, comme si j'avais le temps d'avoir un problème émotionnel.
*
Donc, àpartir de cette ligne, je deviens une blogeuse drôle, amusée, calme et pas hyper sensible.
Une fille aussi, espérons-le.
ahhhahhahha
Dorénavant, je suis comme un canard sur une rivière, un premier jour de neige.
***
YAYYYYY
Il neigeeeeeee.
Hier, j'ai dormi sur le sofa pour cause que je n'ai pas envie de me rappeller ce matin.
Mais je m'en fou maintenant qu'il neige.
Chien était fou come un balai.
Moi aussi d'ailleurs.
***
Vraiment, ce matin, peut m'importe les paroles qui me seront dites ou les bras qui ne me serreront pas. Une petite lampe s'est allumée dans mon coeur.
***
J'espère simplement qu'elle ne fera pas fondre le nougat.
ahhahahahah.
Hier, j'ai dormi sur le sofa pour cause que je n'ai pas envie de me rappeller ce matin.
Mais je m'en fou maintenant qu'il neige.
Chien était fou come un balai.
Moi aussi d'ailleurs.
***
Vraiment, ce matin, peut m'importe les paroles qui me seront dites ou les bras qui ne me serreront pas. Une petite lampe s'est allumée dans mon coeur.
***
J'espère simplement qu'elle ne fera pas fondre le nougat.
ahhahahahah.
samedi 17 novembre 2007
brrrrrr
Ca y est.
J'ai vu les premiers flocons. On m'avait dit à quelques reprises ces derniers jours, ils avaient déjà été aperçus. Je devais alors dormir puisque je n'avais vu aucune précipitation solide dans le ciel de ma ville. Au journal télévisé d'hier soir, on a montré les images des régions périphériques ensevellies d'un bon demi-pied de neige blanche. Les gens à la télé ne se gênaient pas pour soupirer : «C'est commencé»
Moi, dans mon salon, je damnais le ciel.
S'agit de jeter un coup d'oeil par la fenêtre. L'alsphalte est noire.
***
Le pipi du matin me donne toujours un grand frisson. C'est qu'en novembre, l'ouverture de la porte patio laisser pénétrer un courant d'air qui me glace les pieds. En sortant la tête dehors, je vois à ma gauche des dizaines de petits flocons blancs qui virevoltent gaiement avant de se coucher sur le sol. Puis, fondent en même temps que mon coeur.
Les larmes me montent toujours aux yeux, la première fois que je vois la neige.
Enfin, le temps en assez glacial pour geler les pares-brise.
J'attendais ça depuis longtemps.
***
Je suis l'un de ces rares specimens qui détestent l'été. La chaleur me pèse trop, je déteste les terrasses bondées, la sangria, les BBQ, les bébittes. J'hais suer. L'été, j'ai un mal fou à dormir.
Disons que j'accueille septembre en flanalette. Je me fais un malin plaisir à ressortir mes couvertures de laine et à me coucher en laissant la fenêtre ouverte.
Enfin, je peux dormir.
***
Il y a longtemps que j'ai cessé de ressentir l'excitation du Temps Des Fêtes. Trop démoralisant. Chaque année, c'est une claque dans face. J'ai vieilli, et en vieillissant on oublie la magie.
Ce que je veux dire, c'est que si je suis si heureuse de la venue de la saison froide, Noël et Jour de l'an n'y sont pour rien.
C'est simplement physique. Je suis mieux quand il fait froid.
***
Se réveiller un bon matin. Regarder autour de soi. N'y voir rien de bon.
Boire un café, flatter son chien, lire un peu.
Fermer les yeux et se dire :
«Criss qu'on est ben dans un pyjama long.»
J'ai vu les premiers flocons. On m'avait dit à quelques reprises ces derniers jours, ils avaient déjà été aperçus. Je devais alors dormir puisque je n'avais vu aucune précipitation solide dans le ciel de ma ville. Au journal télévisé d'hier soir, on a montré les images des régions périphériques ensevellies d'un bon demi-pied de neige blanche. Les gens à la télé ne se gênaient pas pour soupirer : «C'est commencé»
Moi, dans mon salon, je damnais le ciel.
S'agit de jeter un coup d'oeil par la fenêtre. L'alsphalte est noire.
***
Le pipi du matin me donne toujours un grand frisson. C'est qu'en novembre, l'ouverture de la porte patio laisser pénétrer un courant d'air qui me glace les pieds. En sortant la tête dehors, je vois à ma gauche des dizaines de petits flocons blancs qui virevoltent gaiement avant de se coucher sur le sol. Puis, fondent en même temps que mon coeur.
Les larmes me montent toujours aux yeux, la première fois que je vois la neige.
Enfin, le temps en assez glacial pour geler les pares-brise.
J'attendais ça depuis longtemps.
***
Je suis l'un de ces rares specimens qui détestent l'été. La chaleur me pèse trop, je déteste les terrasses bondées, la sangria, les BBQ, les bébittes. J'hais suer. L'été, j'ai un mal fou à dormir.
Disons que j'accueille septembre en flanalette. Je me fais un malin plaisir à ressortir mes couvertures de laine et à me coucher en laissant la fenêtre ouverte.
Enfin, je peux dormir.
***
Il y a longtemps que j'ai cessé de ressentir l'excitation du Temps Des Fêtes. Trop démoralisant. Chaque année, c'est une claque dans face. J'ai vieilli, et en vieillissant on oublie la magie.
Ce que je veux dire, c'est que si je suis si heureuse de la venue de la saison froide, Noël et Jour de l'an n'y sont pour rien.
C'est simplement physique. Je suis mieux quand il fait froid.
***
Se réveiller un bon matin. Regarder autour de soi. N'y voir rien de bon.
Boire un café, flatter son chien, lire un peu.
Fermer les yeux et se dire :
«Criss qu'on est ben dans un pyjama long.»
Libellés :
l'hiver s'en vient.
mardi 13 novembre 2007
britney spears. je t'aime.
Tout le monde la déteste actuellement.
Mère indigne, alcolo, droguée, salope, peut-être lesbienne, probablement malade psychologique. Des outfits les plus vulgaires les uns que les autres. Des bas filets troués, les robes trop courtes, on la «spot» trop souvent un drink à la main en compagnie d'hommes et de femmes qui changent régulièrement de visages. Une ligne de coke, des injections à je ne sais quel produit synthétique à la mode dans les babines, un permis de conduire prohibé. On s'en prend à elle comme si elle entrait dans votre salon et inhalait sa dose de crystal meth.
Évidemment, la sainte conscience sociale est, lorsqu'on voit la vulve d'une femme qui a pris un verre de trop, de la traiter de tous les noms. Comment est-ce que l'on peut, quand on est une maman, ne pas mettre de bobettes ?
C'est complètement débile. On ne la lâche pas 2 minutes, la cheap pop star déchue. Je fut heureuse, cette semaine, de voir dans un clip diffusé sur le net où la «chanteuse» était violemment attaquée par les photographes qu'une dame qui y passait partagait ma vision de la chose. « Why don't you leave that poor woman alone ? Get a life, fucking bastard !»
Elle sourie aux paparazzi, attend dans sa voiture que les flashs cessent, que la foule se disperse. Et la pauvre, ne voulait qu'un mokachino glacé.
Les clichés d'elle en position compromettantes se multiplient jours après jours dans les magazines et sur les sites. Tout le monde s'intéresse à elle alors qu'elle semble si seule dans son univers. C'est à brailler.
Son sexe, ses enfants, ses ex-petits amis, ses amis, sa famille, ses chiens, ses poursuites judiciaires, sa consommation de drogues et de junk food. Tout est sujet de railleries. Le monde est pervers d'elle. Elle est un animal pris en cage. Un animal obèse à ce qu'on en dit.
Britney devrait venir s'installer dans le quartier St-Sauveur à Québec. Nous serions amies et nous magerions des chips au ketchup dans mon 3½, la plotte à l'air.
Mère indigne, alcolo, droguée, salope, peut-être lesbienne, probablement malade psychologique. Des outfits les plus vulgaires les uns que les autres. Des bas filets troués, les robes trop courtes, on la «spot» trop souvent un drink à la main en compagnie d'hommes et de femmes qui changent régulièrement de visages. Une ligne de coke, des injections à je ne sais quel produit synthétique à la mode dans les babines, un permis de conduire prohibé. On s'en prend à elle comme si elle entrait dans votre salon et inhalait sa dose de crystal meth.
Évidemment, la sainte conscience sociale est, lorsqu'on voit la vulve d'une femme qui a pris un verre de trop, de la traiter de tous les noms. Comment est-ce que l'on peut, quand on est une maman, ne pas mettre de bobettes ?
C'est complètement débile. On ne la lâche pas 2 minutes, la cheap pop star déchue. Je fut heureuse, cette semaine, de voir dans un clip diffusé sur le net où la «chanteuse» était violemment attaquée par les photographes qu'une dame qui y passait partagait ma vision de la chose. « Why don't you leave that poor woman alone ? Get a life, fucking bastard !»
Elle sourie aux paparazzi, attend dans sa voiture que les flashs cessent, que la foule se disperse. Et la pauvre, ne voulait qu'un mokachino glacé.
Les clichés d'elle en position compromettantes se multiplient jours après jours dans les magazines et sur les sites. Tout le monde s'intéresse à elle alors qu'elle semble si seule dans son univers. C'est à brailler.
Son sexe, ses enfants, ses ex-petits amis, ses amis, sa famille, ses chiens, ses poursuites judiciaires, sa consommation de drogues et de junk food. Tout est sujet de railleries. Le monde est pervers d'elle. Elle est un animal pris en cage. Un animal obèse à ce qu'on en dit.
Britney devrait venir s'installer dans le quartier St-Sauveur à Québec. Nous serions amies et nous magerions des chips au ketchup dans mon 3½, la plotte à l'air.
lundi 12 novembre 2007
merci maman
Questionnements perpétuels, à saveur existensielle.
Ca y est. Je l'ai. Le véritable problème provient de mon .e.x.i.s.t.e.n.c.e.
J'ai effacé de ma mémoire, sans même m'en rendre compte, une grande partie de ma vie. Je suis complètement amnésique. J'oublie tout ce que je vis, les moments s'entrechoquent, s'entremêlent dans ma tête. Aucune hierarchie temporelle. Ma mémoire visuelle est incompatible avec les bandes sonore stockées dans ma mémoire. C'est complètement fou. Mais pour avoir consulté longtemps une psychanalyste douteuse, je sais au moins que cette amnésie est sélective.
Simple: c'est trop dur d'avoir à m'affronter moi-même dans mes souvenirs. Je préfère éliminer ces traces de moi. Seul hic: les autres, eux, n'effacent pas ces traces là.
J'ai beau me rappeller de mon adolescence comme d'un vieux rêve flou, ma mère, elle, se rappelle de la petite chienne que j'étais. Pas trop portée sur la normalité, beaucoup sur ce qui fait planer. Toujours les griffes sorties, un cri à lâcher. Jamais calme, toujours prête à exploser. Ma mère savait. Elle voyait quelle sorte de femme je deviendrais, que je changerais pas. Elle m'a étouffé (plus tard j'utiliserais le terme «bercé») avec son amour, m'a donné tout ce qu'elle avait. Je l'ai pris, sans même dire merci. La ptite conne que je suis.
Elle se démenait comme un diable dans l'eau bénite pour que je mette ma vie sur la bonne voie, pendant qu'il tait encore temps. M'a traîné chez une psychologue pourrie (une autre) qui n'a visiblement rien pu pour moi.
J'ai toujours cru pouvoir manipuler qui que ce soit avec mon verbe, ma frimousse et mes larmes. Ptite conne.
Je me rappelle ressentir mes émotions comme des fers rouges dans la poitrine, les écrire dans mes grands cahiers, assise dans ma chambre au sous-sol. Ma mère descendre et me regarder pleurer. Sembler si désolée. Se demander si c'était pas sa faute à elle. Me fâcher, lui crier de s'en aller.
J'ai souvent vu ma mère pleurer. À cause de moi.
Je n'ai jamais manqué de rien, loin de là. J'ai toujours eu trop de tout. Ma mère aurait vendu son âme pour moi. Moi aussi, je l'aurais vendue pour pas cher.
C'est dire la salope que j'étais. Enfin, que je suis.
Je crois qu'à un certain moment, ma mère a abandonné l'idée de me sauver. Probablement talonnée par mon père qui n'a jamais vraiment embarqué dans mes histoires qui tournaient inévitablement au vinaigre. Mon père, qui d'ailleurs, ne me connait pas vraiment. Bien que j'ai habité sous son toît jusqu'à mes 18 ans et qu'il ait été présent dans ma vie. En fait, nous sommes tellement étrangers l'un pour l'autre que même la moindre conversation téléphonique me laisse empreinte d'un malaise profond. Je ne saurais dire pour lui.
Malgré tout ce dont j'ai le souvenir et que je n'ai pas, ma mère et moi sommes très proches maintenant, malgré une distance physique de + de 500 kilomètres. Évidemment, je lui cache le 3 quart de ma vie pour ne pas qu'elle s'inquiète ou se permette de poser trop de questions. Cela m'indisposerait au plus au niveau.
La vie, encore, et même souvent (trop), me marque au fer chaud. Ma peau y reste collée, les cicatrices sont infectées. Mes mascarades sont devenues pathétiques, loin de l'excusable adolescence...
Il me semble que ma mère m'avait prévenue.
Enfin, pas encore.
C'est hier soir que je mis suis décidée.
Assise dans mon lit après avoir configuré les dernières installations de ma nouvelle chambre (le mot «nouvelle» étant ici péjoratif puisque j'y ait amménagé au mois de juillet dernier, puissant indice de ma nonchalance) que je laissais aller ma plume sur des pages frippées d'un vieu journal auquel je ne croyais plus.
Au fil des mots, ma syntaxe de merde s'était engeulée avec mon coeur qui essayait, pour une fois, de se libérer de l'angoisse qu'il accumule après chaque flash du passé, après chaque pensée de l'avenir.
La querelle fut animée au point tel que ma main, encore une fois, prit la décision de stopper le travail.
Une tache bleue foncé sur ma page fit foi de marque finale. De toutes façons, il ne restait que quelques pages à remplir.
Si j'ai perdu mon combat contre mon stylo, me dis-je, alors pourquoi ne pas essayer le clavier?
C'est là. Exactement là que j'ai pris la décision d'emmerder cette vieille habitude que j'ai d'utiliser un crayon et une feuille pour laisser vivre ce qui est mort. D'arrêter de faire bucher les bucherons, ils brisent la nature. Ils sont méchants.
Je me lève, éteinds la chandelle, m'allume une cirgarette, m'assoies derrière mon écran toujours ouvert. Clique quelques coups sur ce bon world wide web qui m'ammène droit au but. Modifie les paramètres, personnalise ceci, impersonnalise cela. Demain je tapperai les premiers mots qui me viendront en tête. *Il ne s'agit pas là que de tapper des mots, car ma tête en est pleine, mais bien de tapper les bons.
J'avale 1 pillule, je vais au lit. Je ne sais plus à quoi j'ai rêvé. Je me réveille trop tard, encore. J'annule mes rendez-vous, je fais l'école buisonnière, je débranche le téléphone. Je branche la cafetière.
Ma première cigarette de la journée. C'est pas qu'elle est bonne, c'est que la boucane est devenue mon amie. Et que j'ai pas vraiment envie d'arrêter de fumer. Dixit d'heureuses chicanes avec l'homme qui dort dans mon lit.
L'écran, mon clavier. Ma nouvelle mission. Mon chien tire sur mes pantalons, rien à battre, quand on est une bête. Ni du prix de mes pantalons, ni de l'urgence d'écrire pour se calmer un peu. Une ballade, c'est tout ce qu'il veut. S'il savait, mon pauvre chien, dans quelle merde il s'est foutu quand j'ai tendu 450$ en échange de sa vie.
Assise dans mon lit après avoir configuré les dernières installations de ma nouvelle chambre (le mot «nouvelle» étant ici péjoratif puisque j'y ait amménagé au mois de juillet dernier, puissant indice de ma nonchalance) que je laissais aller ma plume sur des pages frippées d'un vieu journal auquel je ne croyais plus.
Au fil des mots, ma syntaxe de merde s'était engeulée avec mon coeur qui essayait, pour une fois, de se libérer de l'angoisse qu'il accumule après chaque flash du passé, après chaque pensée de l'avenir.
La querelle fut animée au point tel que ma main, encore une fois, prit la décision de stopper le travail.
Une tache bleue foncé sur ma page fit foi de marque finale. De toutes façons, il ne restait que quelques pages à remplir.
Si j'ai perdu mon combat contre mon stylo, me dis-je, alors pourquoi ne pas essayer le clavier?
C'est là. Exactement là que j'ai pris la décision d'emmerder cette vieille habitude que j'ai d'utiliser un crayon et une feuille pour laisser vivre ce qui est mort. D'arrêter de faire bucher les bucherons, ils brisent la nature. Ils sont méchants.
Je me lève, éteinds la chandelle, m'allume une cirgarette, m'assoies derrière mon écran toujours ouvert. Clique quelques coups sur ce bon world wide web qui m'ammène droit au but. Modifie les paramètres, personnalise ceci, impersonnalise cela. Demain je tapperai les premiers mots qui me viendront en tête. *Il ne s'agit pas là que de tapper des mots, car ma tête en est pleine, mais bien de tapper les bons.
J'avale 1 pillule, je vais au lit. Je ne sais plus à quoi j'ai rêvé. Je me réveille trop tard, encore. J'annule mes rendez-vous, je fais l'école buisonnière, je débranche le téléphone. Je branche la cafetière.
Ma première cigarette de la journée. C'est pas qu'elle est bonne, c'est que la boucane est devenue mon amie. Et que j'ai pas vraiment envie d'arrêter de fumer. Dixit d'heureuses chicanes avec l'homme qui dort dans mon lit.
L'écran, mon clavier. Ma nouvelle mission. Mon chien tire sur mes pantalons, rien à battre, quand on est une bête. Ni du prix de mes pantalons, ni de l'urgence d'écrire pour se calmer un peu. Une ballade, c'est tout ce qu'il veut. S'il savait, mon pauvre chien, dans quelle merde il s'est foutu quand j'ai tendu 450$ en échange de sa vie.
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